livre severin rochet
 Si la Nature m’était Comté….     SORTIE PREVUE EN OCTOBRE  2019 ( en prevente à prix spécial à 40 euros ).    

A l’exemple de La Vouivre ,la plus célèbre des légendes franc-comtoise , notre région a toujours inspiré nombreux contes ,fables et mythes…
Cest donc logiquement que j’ai voulu mettre en valeur notre faune locale par des images aux évocations oniriques…. Ce recueil de photographies animalières devient ainsi à travers ses images , ses anecdotes et histoires, et ses poèmes un véritable plaidoyer pour la faune extraordinaire de cette si belle région… Une éloge pour le respect de cette faune pourtant maltraitée par l’homme.
Car si enfant nous avons tous grandi en nous émerveillant de contes et légendes peuplés d’animaux sauvages, nous sommes tous en train de détruire notre planète… Alors réagissons pour que nos petits enfants s’émerveillent demain encore devant des fables et contes animaliers…


Afin de garder une totale liberté dans la création de mon premier livre j'ai choisi de l'auto éditer. 
Les coûts sont donc très élevés ( 8500 euros ) et entièrement à ma charge. 
Les preventes et la cagnotte Ulule me servira donc à financer une grande partie voir l'intégralité du coût de l'impression du livre et eventuellement d'augmenter le nombre de tirages... 
Ce livre ne pourra sortir que grâce à vous, si nous arrivons à récolter la somme nécessaire...

POUR COMMANDER CE LIVRE ENVOYER MOI UN MAIL A     s.rochet@yahoo.fr ou sur le site ulule https://www.ulule.com/nature-comte/





 



voici un extrait de mes textes avec la photo


Crépusculaire



Quand la féerie de deux mondes se côtoie

Quand les ombres commencent à se confondre

Que la lumière naissante fait danser les fantômes

Que toi seul , dans les halliers, aperçois

Quand le temps semble s’être arrêter

Que même l’eau et la brume semble inerte

Et que bientôt lune et soleil se croiseront

Alors dans un silence pesant

Tu as réveillé les sens de la forêt

Bramant toute la nuit tu en es l’âme

Bravant toute sérénité tu vaincras ou périras

Clamant ton Amour et soignant tes blessures

Dans ce crépuscule qui entrainera bientôt ton déclin




Dans sa peau...

Ce matin il est encore là... Cela fait plusieurs jours qu’on le voit... Il arrive à l’aube en même temps que la rosée, toujours par le même endroit , sans un bruit...il croit probablement qu ‘on ne le voit pas... c’est un peu vrai parfois... mais souvent on le sent.
Cette odeur, dont maman nous dit depuis quelques jours qu’il faut pourtant s’en méfier plus que tout…

Moi je suis né dans ce terrier il y a cinq semaines mais c’est seulement depuis neuf jours que je sors.
Maman , la première fois qu’elle l’a vu c’était il y a cinq jours ; elle était en train de muloter dans le champ à coté. Soudain une voiture s’est arrêté , il en est sorti et l’a regardé pensif et émerveillé... puis le lendemain Il a trouvé notre cachette, mais il est resté à distance. Maman était surprise qu’il soit la. Alors elle l’a surveillé, mais elle n’avait pas l’air trop inquiète. Il a l’air gentil, Il nous regarde et ne bouge pas. Alors que nous ce qu’on aime le plus avec mes quatre frères et soeurs c’est bouger partout et faire les fous !
Pourtant Maman nous a dis de ne pas nous approcher car il paraitrait que lui et ses copains pensent qu’on est des nuisibles... moi je comprends pas trop ce que ça veut dire nuisible...
Du coup ce matin en le voyant je décide de m’approcher de lui...Maman est parti chasser elle n’en saura rien. Il est comme souvent couché par terre immobile... Plus je m’approche plus j’entends ce petit bruit qu’il fait régulièrement « clic,clic». Au début on a eu un peu peur avec les autres puis finalement on s’est habitué.
Quand je suis à quatre mètres de lui je n’entends plus les bruits... alors intrépide je continue a m’approcher... Lui il a levé un peu la tête du coup. j’aperçois juste ses yeux il me regarde... Je vais renifler l’objet tout rond qui est posé devant lui et je mets même ma tête dedans... c’est rigolo je me vois dedans...
J’entends juste sa respiration qui s’accélère...C’est bizarre il a l’air paniqué que je sois si près de lui...Pourtant je ne suis qu’une petite boule de poils rouquine de vingt centimètres. Puis je m’arrête à quinze centimètres de son visage. je le renifle... Il ne bouge pas.
Avant de repartir rejoindre les autres il me semble voir une larme couler de ses yeux... Il parait que l’on peut pleurer de bonheur m’a dit maman plus tard...ça devait être le cas car il avait l’air heureux.

Tellement heureux qu’il parait qu’il m’a tatoué dans sa peau a tout jamais...
 
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